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Avril 2012 - Le Mystère

UNE ANNÉE 2012 PARTICULIÈREMENT PROMETTEUSE

Acte 2

En avant première, en quelque sorte, et afin de donner à nos amis le désir de lire la suite et de se procurer le N°22 des Cahiers du Sens qui seront en vente dans moins de deux mois au Marché de la Poésie (du 14 au 18 juin 2012), nous reproduisons, pour nos amis internautes, le texte de la quatrième de couverture de ce volume consacré au Mystère.

En 2012, le microcosme de la poésie française ne semble pas plus beau à voir ou à écouter ou à visiter que ne l’est le macrocosme inquiétant du monde d’aujourd’hui. Il a ses tueurs, ses diables, ses faux bons dieux, ses arrivismes mal dissimulés, ses racismes, et ses cilices fondamentalistes, ses jalousies larvées, ses appareils d’Etat, ses fausses valeurs.

On y rencontre  aussi Trissotin et ses inguérissables opportunistes qui confondent le C.N.L avec le K.G.B On y joue aux mythologues nostalgiques. On rêve ouvertement de ces « petits-grands » éditeurs de poésie [ Pierre Seghers, José Corti, René Rougerie, Guy Chambelland, Arfuyen, Le Temps des Cerises, Le castor Astral ] qu’on ne saura jamais être, faute d’audace littéraire.

Une certitude, ce vingt-deuxième Cahiers du Sens, scrutant le Mystère, prône l’esprit libertaire face aux traders de géants de l’édition-business et à ceux qui souhaitent le devenir, dussent-ils vendre leur âme.

Les auteurs de la dernière livraison des Cahiers semblent s’écrier sans déférence : « 22 ! Voilà les flics de la pensée conforme !  Chassons-les ! ». Et ils se mettent alors, sans le savoir parfois, sous la protection du René Daumal du Grand Jeu. Souvenez-vous. Quand Daumal, dans Le Mont Analogue, inventait le stylo bavant ou éclaboussant toutes les cinq à dix minutes, « à l’usage des écrivains qui ont la plume facile », il nous rappelait à chacun la vigilance, l’exigence de l’écriture. Quand il imaginait un poste branché à un écouteur, et nous répétant de temps en temps à l’oreille « pour qui te prends-tu ? », ou encore un coussin pneumatique appelé « le mol oreiller du doute » se dégonflant à l’improviste, il nous appelait au combat permanent contre une certaine robotisation. C’est justement cette lutte constructive et fière, que chacun et chacune ont su mener en interrogeant Le Mystère. Merci à tous d’avoir été fidèles une fois encore à cette éthique qui nous est si précieuse.

La Rédaction

Mise à jour le Mercredi, 12 Décembre 2012 00:38
 
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