Comme ce que nous avons dit de l’objectif (23) ultime de l’action militaire s’applique nécessairement aux deux parties, il y a donc ici encore interaction. Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Carl von Clausewitz. L'Art de la Guerre (Texte intégral): ou l'art de la victoire: Amiot, J M, North Star Ed, Tzu, Gen Sun: Amazon.sg: Books Même l’emportement de haine le plus sauvage, le plus proche de l’instinct, n’est pas concevable sans intention hostile. Poésie La théorie commençait à s’engager dans cette direction lorsque les événements des dernières guerres[1] en montrèrent une meilleure. Auteur(s) : Clausewitz, Carl von (1780-1831) Voir les notices liées en tant qu'auteur Titre conventionnel : [Vom Kriege (français)] Voir les notices associées à la même oeuvre Titre(s) : De la guerre [Texte imprimé] / Carl von Clausewitz ; trad. Voici qu’un objet que nous avions écarté de notre réflexion (depuis le paragraphe 2) revient ici de lui-même en considération : la fin politique de la guerre. Car elle a précisément affaire à un extrême, à un conflit de forces livrées à elles-mêmes, qui ne suivent pas d’autre loi que leurs lois propres. La nature même des relations entre les Etats fait qu’elle intervient souvent plus tard, ou qu’elle se renforce pour rétablir l’équilibre perdu. Si un général veut retarder la décision, l’autre voudra l’avancer, à condition bien sûr qu’il s’agisse de la même forme de combat. A supposer qu’un délai de quatre semaines lui permette d’être mieux organisé, il possède alors une raison suffisante pour ajourner son action. Celle-ci est le produit de deux facteurs indissociables : l’ampleur des moyens dont il dispose et la vigueur de sa force de volonté. Grâce à ce point de vue, la théorie devient possible, et cesse d'être en contradiction avec la pratique. Ceci explique, sans aucune contradiction, qu’il peut y avoir des guerres de tous degrés d’importance et d’intensité, depuis la guerre d’extermination jusqu’à la simple observation armée. 20. Cependant, la nature même de ces forces et de leur emploi fait qu’elles ne peuvent entrer en action toutes en même temps. Si nous jetons un regard sur la nature subjective de la guerre, c’est-à-dire sur les forces nécessaires pour la mener, elle nous apparaîtra encore davantage comme un jeu. 10. Document établi par Bernard Martial (professeur de lettres en CPGE) ... Sur la nature de la guerre (2 e partie, p. 48 à 79) Chapitre 2. La théorie considère donc la nature des fins et des moyens. De la Guerre - Livre 1 by Carl von Clausewitz is Biographies & Memoirs « - On trouvera Étrange, et non sans raison, qu’un ouvrage sur de semblables matières soit accompagné d’une préface écrite par la … Contrairement à d’autres grands hommes de guerre, Napoléon n’a jamais écrit d’ouvrage suivi sur l’art de la guerre, bien qu’il en ait eu le dessein, ni tiré de son expérience un livre global de réflexions. Documentaire (jeunesse) Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Carl von Clausewitz. « La manœuvre de la Méhaigne (guerre de Succession d’Autriche), chef d’œuvre du style indirect, dans le cadre du débat sur la petite guerre au xviii e siècle » (texte intégral) ==> Concerne au ssi l … Chapitre 5 - La vertu martiale de l'armée. Nous verrons qu’elle permet par conséquent de rétablir l’équilibre des forces, cet équilibre que l’exécution très violente de la première décision avait considérablement bouleversé. 9. Des milliers de livres avec la livraison chez vous en 1 jour ou en magasin avec -5% de réduction . LIVRE PREMIER - SUR LA NATURE DE LA GUERRE. 16. Nous avons dit que le but de l’acte militaire est d’ôter à l’ennemi tout moyen de se défendre. 19. Le premier acte de jugement, le plus important, le plus décisif, que l’homme d’Etat ou le général exécute, consiste à discerner exactement selon ces critères le genre de guerre qu’il entreprend : ne pas la prendre pour ce qu’elle n’est pas, ou ne pas vouloir en faire ce qu’elle ne peut pas être en raison de la nature de la situation. Mais la fin politique n’est pas pour autant un législateur despotique, elle doit s’adapter à la nature de son moyen. Il ne lui faut alors plus qu’un seul élément pour devenir un jeu, et cet élément ne fait assurément pas défaut : c’est le hasard. Troisième particularité : l'incertitude de toutes les données. Documentaire Ainsi exalté, le courage prend son essor, et le risque et le danger deviennent l’élément dans lequel il se jette, comme le nageur courageux dans le courant. Nous voyons que le concept de l’équilibre ne peut expliquer la cessation des hostilités, mais qu’il revient toujours à l’attente d’une conjoncture plus favorable. Il va de soi que les deux côtés sont censés avoir ici une connaissance parfaite de la situation. C'est pourquoi on dénia au savoir toute utilité pour tout attribuer à l'aptitude naturelle. Il peut donc se tromper dans le jugement qu’il porte sur elle et, en conséquence, croire que l’action revient à l’adversaire alors que c’est en réalité à lui d’agir. Préface de Camille Rougeron. Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Carl von Clausewitz. Chapitre 5 - Le point culminant de l'attaque. Comme si elle était complètement indépendante, elle la supplanterait et ne suivrait plus que ses propres lois, telle une mine qui éclate et qui ne peut suivre d’autre direction que celle qui lui fut donnée par son installation préalable[2]. Mais si la décision se compose de plusieurs actes successifs, l’acte qui précède, avec tous ses phénomènes, peut naturellement devenir la mesure de celui qui le suit. Horreur Chapitre 3 A - Cohésion interne de la guerre. Manuel Plus le principe belliqueux est faible, plus elles seront longues. Abstraction faite de cela, la continuité de l’action produirait une succession plus rigoureuse des événements, un lien causal limpide qui rendrait chaque action plus importante et donc plus dangereuse. Tant que je n’ai pas écrasé l’adversaire, je dois craindre qu’il ne m’écrase. Elle en sera par conséquent souvent complètement transformée, même si elle reste toujours au premier rang des considérations. Roman policier Achetez neuf ou d'occasion Traduction intégrale par Denise Naville. Par conséquent, la cessation de l’acte militaire doit être possible, c’est-à-dire ne pas être en soi une contradiction. Plus l’acte militaire se déroule lentement, plus les cessations sont longues et fréquentes, plus vite alors pourra-t-on réparer une erreur, plus le général sera donc assuré dans les hypothèses qui guident son action, et plus il demeurera de ce fait en deçà de la ligne des extrêmes, bâtissant tout son plan sur des probabilités et des conjectures. Elle ne serait alors d’aucune utilité pour la vie. Essai La violence, c’est-à-dire la violence physique (car il n’en existe pas de morale en dehors des notions d’Etat et de loi), est donc le moyen. Ceci nous montre que la force d’impulsion propre à la polarité des intérêts peut se perdre dans la différence entre la force de l’attaque et celle de la défense, et devenir par là inopérante. Conte Ces trois tendances, qui apparaissent comme autant de systèmes de lois différents, sont profondément enracinées dans la nature du sujet tout en étant de grandeur variable. Plus le sacrifice que nous exigeons de notre adversaire est petit, plus nous pouvons nous attendre à ce que ses efforts pour nous le refuser soient minces. Cette imperfection dans l’examen pourrait certes provoquer tout autant une action intempestive qu’une interruption intempestive. Chapitre 12 - Union des forces dans le temps. Chapitre 6 B - La guerre est un instrument de la politique. BIB B 472 - De la guerre / Carl von Clausewitz ; trad. A supposer même que ce point extrême de l’effort soit un absolu- ce qui le rendrait aisé à découvrir- il faut toutefois avouer que l’esprit humain se soumettrait difficilement à cette rêverie logique. Chapitre 2 - Rapports mutuels de l'attaque et de la défense dans la tactique. Conçu, écrit et constamment remanié entre 1816 et 1830, demeuré inachevé mais publié à titre posthume en 1832, " De la guerre " doit sa célébrité et son influence au fait qu'il est le premier traité de stratégie militaire à en… Fable (jeunesse) Il ne peut cesser d’agir chez l’un des deux adversaires qu’à une seule condition : qu’il veuille attendre un moment plus favorable pour l’action. Tous les genres est un acte de violence engagé pour contraindre l’adversaire à se soumettre à notre volonté. Cela exigerait un effort de la volonté disproportionnée par rapport à la fin visée, donc impossible à susciter. Récit de voyage Chacun des adversaires impose sa loi à l’autre. Récit personnel Une table des Mais nous avons vu que dès les préparatifs de guerre, le monde réel prend la place du pur concept et qu’une mesure réelle remplace les hypothèses extrêmes. D’autre part et surtout, en définissant la guerre comme « une action d’armées, qui se choquent en toutes sortes de manières, et dont la fin est la victoire », Montecuccoli manifestait clairement que le combat n’est pas à lui-même sa propre fin, ce qui annonce de loin la fameuse formule de Clausewitz : « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens ». Correspondance En revanche, la plupart des intentions hostiles ne sont jamais, ou rarement, dominées par l’hostilité des sentiments. Soft cover. 15. Conçu, écrit et constamment remanié entre 1816 et 1830, demeuré inachevé mais publié à titre posthume en 1832, "De la guerre" doit sa célébrité et son influence au fait qu'il est le premier traité de stratégie militaire à envisager la guerre comme constante anthropologique et à en élaborer une philosophie. De la guerre - Carl von Clausewitz - Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Carl von Clausewitz. L’invention de la poudre, le développement continu des armes à feu montrent suffisamment qu’en progressant la civilisation n’a absolument pas entravé ou détourné la tendance sur laquelle repose le concept de la guerre, celle d’anéantir l’ennemi. Read honest and unbiased product reviews from our users. Mais si forte que soit en certains cas la réaction de cette exigence sur le dessein politique, il faut toujours la considérer uniquement comme une modification de celui-ci ; car le dessein politique est la fin, la guerre est le moyen, et jamais le moyen ne peut être conçu sans la fin. La Première Guerre mondiale Conçu, écrit et constamment remanié entre 1816 et 1830, demeuré inachevé mais publié à titre posthume en 1832, "De la guerre" doit sa célébrité et son influence au fait qu'il est le premier traité de stratégie militaire à envisager la guerre comme constante anthropologique et à en élaborer une philosophie. Il faut alors en choisir un qui lui soit équivalent et puisse la remplacer lors des négociations de (31) paix. Une continuité s'établirait ainsi dans l'action militaire, qui à nouveau exacerberait tout. ESQUISSE D'UN SEPTIÈME LIVRE : L'ATTAQUE. Livres de carl von clausewitz denise naville pierre naville camille rougeron; PDF Lire Carl von Clausewitz. Certaines situations exigent que l’équivalent surpasse considérablement la fin politique, s’il faut atteindre celle-ci au moyen de celui-là. Roman Les Fausses confidences de Marivaux. Nous irons ainsi du simple au complexe. Roman d'amour Un équilibre parfait des forces ne peut susciter une cessation de l’action, car celui qui poursuit l’objectif positif (l’assaillant) en profiterait pour garder l’initiative. La loi dynamique de la guerre. Denis Naville. Ce serait le cas : En ce qui concerne le premier point, aucun des deux adversaires n’est pour l’autre une personne abstraite. Chez les peuples sauvages prédominent les intentions appartenant au domaine du cœur, chez les peuples civilisés, celles qui relèvent de l’entendement. Cependant, l’activité militaire se divise en deux formes : l’attaque et la défense, qui sont, comme nous le prouverons objectivement plus loin, très différentes et de force inégale. Si ce n’est pas le cas, l’avantage de l’attaque ne peut alors contrebalancer celui de la défense, et il n’aura donc pas d’effet sur la progression de l’acte militaire. Toute modification de cette position, engendrée par la poursuite de l’activité militaire, doit donc conduire à une position encore plus défavorable, tout au moins dans l’idée. Contrairement à d’autres grands hommes de guerre, Napoléon n’a jamais écrit d’ouvrage suivi sur l’art de la guerre, bien qu’il en ait eu le dessein, ni tiré de son expérience un … Ainsi les âmes philanthropiques pourraient-elles facilement s’imaginer qu’il existe une manière artificielle de désarmer ou de terrasser l’adversaire sans causer trop de blessures, et que c’est là la véritable tendance de l’art de la guerre. Il en résulte une interaction qui, selon la nature de son concept, doit (22) forcément conduire aux extrêmes. Dans une bataille, chacune des deux parties veut vaincre ; voilà (35) une véritable polarité, car la victoire de l’une annihile celle de l’autre.